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La Voix Des Personnes Atteintes D'un Cancer Du Sein

Éducation

blogue À nous la parole


Tag : patient experience

À la fille debout dans la jaquette d’hôpital bleue (2e partie)

Je vais bien. La peur et la nervosité sont toujours là, mais je vais bien. J’arrive à trouver une certaine paix et une certaine sérénité dans tout ce chaos. Cela fait 42 jours que m’a vie a radicalement changé. C’est dur d’arriver à accepter les choses quand on reçoit ce genre de diagnostic et qu’en plus, on vit la fin d’une relation. Pourtant, je continue de sourire et de rire. La vie est incroyable. L’univers a sa manière à lui de faire les choses que je ne comprendrais jamais complètement, mais le fait est qu’on arrive toujours à voir la lumière, même dans les pires moments.

Quelques balados pour la tranquillité d’esprit

J’ai commencé à m’intéresser aux balados bien, bien longtemps après que ça ne soit devenu à la mode. Ainsi, lorsque la plupart des gens écoutaient leur balado préféré en allant au travail, moi j’en étais toujours à écouter le bla-bla qui se passait dans ma tête! Bien sûr, il n’y a rien de mal à ça. J’ai toujours apprécié la solitude et j’ai toujours mis du temps à faire les choses. On pourrait même dire que je suis une retardataire chronique... Mais si j’avais su, à l’époque, à quel point j’aimerais les balados, ça m’aurait assurément aidé à faire passer le temps lors de mes nombreuses visites à l’hôpital Princess Margaret!

Je ne veux pas de vos platitudes, merci.

« Respire. » Si, chaque fois qu’on m’avait dit ça alors que j’attendais les résultats d’une biopsie, que je devais faire d’autres IRM, avant ou après mon opération, pendant toute la durée du traitement et toutes ces années où je devais prendre du tamoxifène chaque jour, j’aurais actuellement une maison de vacances au Mexique!

À la fille debout dans la jaquette d’hôpital bleue (1re partie)

On a reçu les résultats.

Asseyez-vous.

Prenez une grande respiration.

C’est positif.

Ta vie est sur le point d’être bouleversée avec tous les rendez-vous et les traitements, mais ça va bien aller. Si 2020 et 2021 t’ont appris une chose, c’est que tu es forte.

Les quatre stades de mon cancer du sein métastatique de stade IV

Un soir de juillet 2015, je suis allée me coucher; tout allait bien. À mon réveil, le lendemain, rien n’allait plus : mon sein gauche était enflé, enflammé et douloureux. J’étais inquiète et sous le choc, mais j’essayais de ne pas réagir outre mesure. Puis, j’ai commencé à chercher des causes : peut-être que c’était parce que mes règles allaient arriver, peut-être qu’il s’agissait juste d’une cellulite ou d’un canal galactophore bouché...

Voilà comment je voudrais mourir

Voilà comment je voudrais mourir. Je voudrais mourir dans mon lit et porter mon pyjama préféré noir et blanc, en coton doux. Je serais bien installée sous ma couette, couchée sur le côté, ma tête reposant sur cet oreiller en plumes extra long très cher que j’ai acheté sur un coup de tête juste avant d’apprendre que j’avais un cancer du sein. Ça valait la peine, c’est l’oreiller le plus doux que j’ai jamais eu. Après mon opération et tout au long de mes traitements, je me couchais et, comme dans une étreinte, je me fondais dans cette douceur qui apportait du réconfort à mon corps douloureux et m’aidait à m’endormir. Tout comme mes deux chatons, je le veux avec moi lorsque mon tour viendra.

Radiothérapie : 3 conseils pour se sentir en contrôle et mieux appréhender son traitement

On ne peut jamais être totalement prêt(e) psychologiquement à subir une radiothérapie. Du moins, c’est ce que j’en retiens. À part les informations de base que nous donnent les médecins, c’est le flou total, l’inconnu. J’avais l’impression de ne rien contrôler du tout. J’avais bien sûr effectué des recherches sur Google et j’avais cherché à connaître ce à quoi je devais m’attendre, mais il me manquait quelque chose : je voulais désespérément savoir ce que cela faisait.

Dix ans : d’un cancer précoce à un cancer avancé

Il y a cinq ans, j’écrivais que cela faisait cinq ans que l’on m’avait annoncé que j’avais un cancer du sein. Six mois après cette nouvelle, on m’a annoncé qu’il était au stade 4. Je faisais partie des 30 % de femmes atteintes d’un cancer du sein au stade précoce qui se transformait en cancer métastatique.

Faire d’une crise une occasion de développement

Il n’y a pas de moment idéal pour apprendre qu’on a le cancer. Quand j’ai appris la nouvelle, ma famille et moi étions sur le point de partir en vacances en Australie. Cela faisait quelques mois que j’avais commencé à me remettre en forme et je me sentais tellement bien que je n’arrivais pas à croire que quelque chose n’allait pas. Et pourtant... J’avais un cancer du sein de stade II qui affectait deux ganglions lymphatiques. Il faudrait donc peut-être annuler nos vacances pour que je puisse me faire opérer.

Respirez !

J’ai appris que j’avais un cancer du sein en décembre 2019. J’avais 47 ans et j’étais en bonne santé, heureuse et au summum de ma carrière. Juste au moment où je venais de dire à mon mari, avec qui j’étais mariée depuis 25 ans, que la vie est merveilleuse, notre vie s’est arrêtée : « vous avez un cancer du sein ».

Rester calme et forte : trois façons de se motiver, de rester inspirée et de s’outiller pour optimiser sa santé

Ça vous dit quelque chose?

Au début : Se lever, trouver une grosseur, se sentir désemparée, paniquer intérieurement, aller voir son médecin, aller voir un spécialiste, faire une mammographie, aller voir un oncologue, faire une échographie, faire une IRM, faire une biopsie, refaire le tout plusieurs fois, apprendre qu’on a un cancer du sein, être en état de choc, rentrer chez soi, faire un plan, se mettre au lit et ne pas réussir à dormir.