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Des nouvelles du San Antonio Breast Cancer Symposium de 2019

Chaque année, des scientifiques, cliniciens et patients de partout dans le monde se réunissent au San Antonio Breast Cancer Symposium pour discuter des plus récentes recherches sur le cancer du sein. Nous vous présentons quelques points saillants de la conférence de 2019 :

  1. L’anastrozole pris de manière préventive a contribué à réduire le risque de développer un cancer du sein
    Une étude à long terme sur l’utilisation de l’anastrozole, un inhibiteur de l’aromatase, est parvenue à la conclusion que son administration prophylactique chez les femmes ménopausées en bonne santé qui présentaient un risque accru de cancer du sein menait à une réduction du risque de 50 %. Les cancers du sein à récepteurs d’œstrogènes positifs (ER+) et les carcinomes canalaires in situ (CCIS) en tiraient davantage de bienfaits. L’étude a également démontré que l’utilisation de l’anastrozole comportait peu d’effets secondaires, même si certaines patientes ont souffert de douleurs musculaires et de bouffées de chaleur.
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  2. La radiothérapie du sein, qu’elle soit partielle ou totale, produit des résultats similaires après une opération au sein
    La radiothérapie après une intervention chirurgicale pour traiter un cancer du sein a fait l’objet d’une étude de suivi d’une durée de 10 ans. Cette dernière a permis de conclure que l’irradiation partielle du sein (connue sous le nom d’irradiation partielle accélérée du sein ou APBI) après une opération menait à des taux de récidive semblables à ceux obtenus par les femmes ayant subi une radiothérapie mammaire complète après une intervention chirurgicale. Les résultats démontrent que 3,3 % des patientes ayant subi une irradiation partielle ont connu une récidive alors que ce taux est de 2,6 % chez les patientes soumises à une radiothérapie mammaire complète standard. La survie globale était également similaire, soit de 92,7 % pour les femmes ayant subi une radiothérapie partielle et de 93,3 % pour celles ayant subi une irradiation totale.
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  3. Les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif tirent avantage de l’ajout de pembrolizumab à leur chimiothérapie
    Cet essai clinique de phase III appelé KEYNOTE-522 s’attardait aux patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif de stade II ou III. Du pembrolizumab ou un placebo a été ajouté à leur chimiothérapie avant leur intervention chirurgicale et après. L’essai en arrive à la conclusion que l’administration de pembrolizumab améliorait la réponse pathologique complète chez les patientes ayant un cancer du sein triple négatif où les ganglions lymphatiques jouaient un rôle. Les données mises à jour montrent que 64,8 % des participantes qui ont reçu du pembrolizumab avec leur chimiothérapie néoadjuvante avaient une réponse pathologique complète alors que ce taux était de 44,1 % chez les patientes n’ayant reçu qu’une chimiothérapie néoadjuvante.
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  4. Le tucatinib diminue la progression de la maladie chez les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique HER2+
    L’essai HER2CLIMB se penchait sur l’ajout de tucatinib au trastuzumab en association avec une chimiothérapie auprès les patientes qui vivent avec un cancer du sein métastatique HER2+ et qui avaient préalablement subi un traitement. Les résultats démontrent une diminution de 34 % du risque de mort ainsi qu’une survie globale accrue de 4,5 mois. L’essai a également évalué la survie sans progression des patientes qui ont des métastases cérébrales. Après un an, la survie sans progression était de 24,9 % pour celles chez qui le tucatinib avait été associé au trastuzumab.
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  5. Les patientes qui présentent un risque élevé de cancer du sein de type luminal-B bénéficient de l’association du ribociclib au létrozole en contexte néoadjuvant
    Le risque de récidive diminue chez 46,9 % des patientes qui présentent un risque élevé de cancer du sein de type luminal-B lorsqu’elles reçoivent du ribociclib avec du létrozole en contexte néoadjuvant comparativement à la chimiothérapie néoadjuvante habituelle. Cette étude a également permis d’observer le passage du type luminal-B à luminal-A chez 87,8 % des patientes. La toxicité s’avérait également moindre que dans le cas d’une chimiothérapie standard. Les cancers du sein de type luminal-B sont hormonodépendants et peuvent surexprimer la HER2. Leurs tumeurs tendent à être plus élevées en grade, plus grosses et plus agressives que celles de cancers de type luminal-A. L’essai CORALLEEN portait sur des femmes atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant ne surexprimant pas la HER2 et de type luminal-B dont la tumeur dépassait deux centimètres.
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