La Voix Des Canadiennes Atteintes D'un Cancer Du Sein

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Passer à un cheveu

Le cancer du sein a rendu mes cheveux plus épais. Et plus ondulés. Pas d’un seul coup bien sûr. Ce n’est pas comme si j’avais reçu un cadeau spécial pour compenser le choc et la peur associés au fait d’avoir un cancer du sein.

La guérison traditionnelle autochtone

La guérison traditionnelle autochtone est une pratique holistique qui cherche à régler les déséquilibres du corps, de l’esprit, des émotions et de l’âme. Ces déséquilibres seraient la cause de la maladie et résulteraient du fait d’avoir ignoré les lois sacrées et naturelles. Les pratiques de guérison traditionnelles sont distinctes et propres à la culture des personnes qui les adoptent. Au Canada, les Premières nations, les Inuits et les Métis considèrent la santé comme étant l’équilibre entre les dimensions physique, affective, mentale et spirituelle d’un individu. Ces quatre éléments peuvent être influencés par la personne elle-même, sa famille, sa communauté et son environnement. Par exemple, le lien avec la terre constitue un aspect important de la guérison chez les Inuits. Se retrouver dans la nature, loin de sa communauté, peut apaiser le corps et l’esprit en supprimant les influences extérieures et en favorisant le bien-être personnel.

Les répercussions de la COVID-19 sur les patientes atteintes d’un cancer du sein. 2e partie : L’impact du traitement et de la prise en charge de votre cancer sur votre système immunitaire

Le risque que courent les patientes atteintes d’un cancer du sein et de la COVID-19 n’est pas entièrement connu. Des études démontrent que les patients atteints de cancer sont plus à risque de souffrir d’effets néfastes s’ils développent la COVID-19. Cependant, quelques recherches affirment que comparativement à d’autres patients cancéreux, les personnes atteintes d’un cancer du sein présentent moins de risque de souffrir d’une forme sévère de la maladie. Le stade de la maladie semble également jouer un rôle dans le niveau de risque couru.

La conférence de l’ASCO 2020 passe en mode virtuel

Comme la plupart des activités prévues cette année, la conférence 2020 de l’ASCO (l’American Society of Clinical Oncology) qui devait se tenir à Chicago du 29 au 31 mai s’est plutôt déroulée virtuellement. Il s’agit d’une importante conférence consacrée à la recherche qui réunit des cliniciens, des chercheurs et des défenseurs des droits des patients de partout dans le monde. Plus de 5000 résumés, affiches, diapositives et vidéos, une journée de diffusion vidéo et environ 147 expositions virtuelles y ont été présentés. Même s’il a été impossible de réunir les participants en personne cette année, l’ASCO a organisé une conférence virtuelle qui a permis de partager une quantité incroyable d’informations utiles pour les patientes atteintes d’un cancer du sein. Voici quelques faits saillants.

Le parcours d’une vie

Je n’aurais jamais pensé raconter mon histoire devant un grand groupe de personnes, mais aujourd’hui, j’estime que c’est un honneur.

Les répercussions de la COVID-19 sur les patientes atteintes d’un cancer du sein. 1re partie : le report des traitements et des interventions chirurgicales

Les individus ayant reçu un diagnostic de cancer sont considérés comme présentant un risque élevé de tomber gravement malades s’ils contractent la COVID-19. Les données provenant de différentes études illustrent que le type de cancer et son stade, l’âge de la personne, son état de santé et d’autres facteurs font varier le degré de risque auquel fait face un patient. De plus, le type de traitement qu’une personne reçoit et la durée de son dernier traitement peuvent également se répercuter sur l’issue de la maladie. Parallèlement, quelques études ont démontré que les patientes atteintes de cancer du sein s’en tiraient mieux que les patients atteints d’autres formes de cancer.

Série sur les essais cliniques. 3e partie : Les essais cliniques qui ne concernent pas l’évaluation de médicaments

Dans la première partie de notre série sur les essais cliniques, nous expliquions que les essais cliniques permettent aux médecins et aux chercheurs de tester des procédures et des thérapies médicales ainsi que des traitements pour diverses maladies et problèmes de santé. Dans la deuxième partie, nous avons déboulonné sept mythes répandus à leur sujet. Dans les deux cas, nous nous penchions sur les essais cliniques tels que les gens se les imaginent d’emblée, c’est-à-dire les essais portant sur des médicaments. Or, ils peuvent se pencher sur autre chose que les médicaments ou les interventions chirurgicales. Selon Essais cliniques Ontario, ils peuvent également être menés pour « tester des appareils, des thérapies génétiques, des produits naturels, des psychothérapies, des interventions préventives et liées au mode de vie, ainsi que plein d’autres éléments liés à la santé. » 

Le tamoxifène me sauve la vie, mais détruit mon estime personnelle

Je pourrais pleurer en écrivant ceci. Ou peut-être que hurler pendant cinq minutes la tête enfouie dans un oreiller pour ne pas me faire entendre des voisins serait mieux. L’insonorisation de mon condominium laisse à désirer. D’une façon ou d’une autre, ma réalité n’est pas près de changer. Et par réalité, je veux dire mon corps et le surplus de poids que je traîne depuis que j’ai commencé à prendre du tamoxifène il y a un an.

Série sur le mode de vie et la nutrition des patientes atteintes de cancer du sein et des survivantes. 2e partie : Trois régimes qui nuisent au lieu d’aider pendant un cancer du sein

L’impression surgit si rapidement dans la foulée d’un diagnostic de cancer du sein que je crois que le médecin qui annonce que « c’est un cancer » devrait du même souffle dire : « Pour le restant de votre vie, préparez-vous à abandonner toute idée voulant que vous ayez déjà détenu un minimum de contrôle sur votre santé, pauvre femme. » Certaine que vous ne pourrez jamais retrouver votre équilibre, vous cherchez désespérément la moindre chose qui vous permettrait d’atteindre stabilité et harmonie. Pour de nombreuses femmes, la nourriture devient cette « première chose ». Les insoutenables et mauvaises habitudes alimentaires commencent toutes quelque part et malheureusement les régimes à la mode circulent constamment parmi les communautés du cancer du sein.

Est-il sécuritaire de recevoir des traitements contre le cancer durant la pandémie de COVID-19 ?

La pandémie de COVID-19 s’avère particulièrement inquiétante et difficile pour de nombreux patients atteints de cancer et leur famille. Comme vous l’avez sans doute déjà entendu, les patients atteints de cancer et les survivants pourraient présenter un risque plus élevé de souffrir de complications liées à la COVID-19. En effet, le cancer et ses traitements peuvent contribuer à affaiblir le système immunitaire. De nombreux patients se posent donc des questions sur la meilleure approche à préconiser pour leurs soins oncologiques. Ils se demandent entre autres s’il est sécuritaire de poursuivre leur traitement, s’ils seront dorénavant considérés comme non prioritaires par le système de santé et de quelle façon ils peuvent réduire leur risque de contracter le virus.

Être mère et avoir un cancer du sein

Les femmes assument une multitude de fonctions et recevoir un diagnostic de cancer du sein n’y change rien. Les mères demeurent mères, les filles ne cessent pas d’être les filles de leur mère ni les sœurs de leurs sœurs. Le cancer du sein oblige peut-être certaines femmes à suspendre temporairement des choses comme leur emploi ou leur carrière, mais les divers rôles et responsabilités qu’elles endossent dans toutes les facettes de la vie ne disparaissent pas. Parmi ces rôles, il y a celui d’être mère. À l’occasion de la fête des Mères, nous avons demandé à des patientes atteintes d’un cancer du sein de partager avec nous l’âge qu’avaient leurs enfants au moment de leur diagnostic. Nous voulions connaître les répercussions qu’a entraînées le cancer du sein dans leur vie de mère et vice versa. Voici quelques-unes de ces histoires.

Série sur les essais cliniques. 2e partie : Déboulonner les mythes les plus répandus concernant les essais cliniques

Dans la première partie de notre série de blogues sur les essais cliniques, nous expliquions en quoi consistent les essais cliniques, les raisons pour lesquelles vous devriez y participer et la façon d’obtenir plus d’informations à leur sujet. Cependant, des inquiétudes vous poussent peut-être à demeurer réticentes à vous y inscrire malgré vos meilleures connaissances. Ces préoccupations sont légitimes et de nombreuses autres patientes atteintes d’un cancer du sein les partagent. Cependant, certaines de ces inquiétudes s’avèrent fondées sur des inexactitudes. Dans cette deuxième partie de notre série de blogues sur les essais cliniques, nous déboulonnerons certains des mythes les plus répandus concernant les essais cliniques. Nous espérons vous offrir ainsi des renseignements factuels qui vous permettront de déterminer de façon plus éclairée si les essais cliniques vous conviennent ou non.

Le cancer du sein m’a préparée pour la COVID-19

Le cancer du sein m’a préparée pour la COVID. En fait, si je veux être très exacte, je devrais plutôt dire que la radiothérapie m’a préparée au coronavirus et pratiquement tout ce qui découle de cette pandémie.

Surmonter la perte des cheveux due à un cancer du sein

Certaines femmes atteintes d’un cancer du sein doivent affronter la perte de leurs cheveux. Ces derniers peuvent être intimement liés à l’identité d’un individu, surtout chez les femmes. L’aspect de vos cheveux peut transmettre beaucoup d’informations sur le type de personne que vous êtes. Il s’avère donc tout à fait compréhensible qu’un changement d’apparence engendre une détresse supplémentaire lors d’une situation (un cancer du sein) déjà dévastatrice en soi. Nous désirons ici vous offrir un certain soulagement et un sentiment de contrôle au cas où vos cheveux deviendraient clairsemés. Nous expliquerons pourquoi et quand la perte des cheveux (aussi appelée alopécie) survient de même que ce que vous pouvez faire pour passer au travers.

Série sur le mode de vie et la nutrition des patientes atteintes de cancer du sein et des survivantes. 1re partie : Pourquoi vous est-il impossible d’obtenir toujours les mêmes réponses à vos questions d’alimentation ?

Il y a deux ans, j’ai assisté avec un réel bonheur à mon premier symposium sur la nutrition en oncologie. Il s'agissait d'un événement biennal organisé par l’Oncology Dietetic Practice Group de l’Academy of Nutrition and Dietetics. La science de la nutrition dominait lors de ce symposium et l’« alimentation magique » basée sur des conjectures, des opinions personnelles, des philosophies et des remèdes miracles n’y avait pas sa place.

Ce que votre oncologue veut que vous sachiez pendant la crise de la COVID-19

Faire face à un cancer du sein représente un défi en soi, mais en cette période incertaine durant laquelle notre système de santé doit rapidement s’adapter aux répercussions de la COVID-19, ce diagnostic s’accompagne d’un plus grand nombre d’obstacles, de modifications des schémas thérapeutiques et de reports de rendez-vous. Cette situation peut susciter des angoisses supplémentaires et des questions au sujet des répercussions de ces changements sur le résultat des traitements.

Le lavage des mains et l’éloignement sanitaire : comment ces pratiques vous protègent-elles ?

Nous avons maintenant tous entendu les conseils pour demeurer en santé pendant la pandémie de COVID-19  : il faut se laver les mains, rester à la maison et pratiquer l’éloignement sanitaire. Cependant, la raison d’être et le fonctionnement de ces recommandations s’avèrent moins bien connus et diffusés. Assurer votre sécurité, celle de votre famille et de votre entourage est important, tout comme comprendre la logique derrière toutes les mesures préconisées par les autorités. Nous avons donc décidé de nous pencher dans ce billet sur les deux préceptes les plus répétés et diffusés pendant la crise de la COVID-19 pour en expliquer les bienfaits et les principes qui les sous-tendent.

Personnes trans et non binaires : prise en charge du cancer du sein et sensibilisation

Être trans peut parfois signifier n’être ni acceptée ni validée dans de nombreuses facettes de la société. Malheureusement, cet effacement peut également se constater dans le domaine de la santé. En cette Journée de la visibilité transgenre, nous soulignerons certains faits et statistiques au sujet du cancer du sein chez les personnes trans.

Série sur les essais cliniques. 1re partie : Que sont les essais cliniques et me conviennent-ils ?

Selon une étude menée en 2014 par le Partenariat canadien contre le cancer, moins de 7 % des adultes atteints d’un cancer ont pris part à un essai clinique1. Cette situation s’explique peut-être par le fait que de nombreux patients atteints de cancer ne sont pas au courant des essais cliniques, qu’ils ne savent pas comment s’y inscrire ou qu’ils doutent de leur innocuité. Cette première partie de notre série de blogues sur les essais cliniques décrira en quoi ils consistent pour que vous puissiez décider d’y participer ou non en toute connaissance de cause.

Le dépistage a sauvé ma vie

J’avais cinq ans quand je tombai de la balançoire dans ma cour arrière. Mon côté droit encaissa le choc. Je ne sais pas comment je me retrouvai suspendue à la barre supérieure transversale, la tête en bas, sans supervision, mais je crois qu’on peut dire sans se tromper que j’imitais ma grande sœur et ses camarades de jeu. J’étais déjà très compétitive. Dès qu’une personne accomplissait quelque chose, je voulais prouver que moi aussi j’en étais capable. Mon entêtement se traduisit par un coude droit brisé, une écharpe et un plâtre. Tout l’été, je dus (sup)porter mon plâtre chaud et les démangeaisons qui l’accompagnaient, non sans me plaindre. Cet accident me laissa avec une double articulation au coude qui deviendra l’ennemie de mes entraîneurs de nage synchronisée. Du bord de la piscine, ils me criaient de garder mon bras droit bien droit, mais cette double articulation rendait la tâche ardue. Nous reviendrons plus tard à la nage synchronisée.