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La conférence de l’ASCO 2020 passe en mode virtuel

Comme la plupart des activités prévues cette année, la conférence 2020 de l’ASCO (l’American Society of Clinical Oncology) qui devait se tenir à Chicago du 29 au 31 mai s’est plutôt déroulée virtuellement. Il s’agit d’une importante conférence consacrée à la recherche qui réunit des cliniciens, des chercheurs et des défenseurs des droits des patients de partout dans le monde. Plus de 5000 résumés, affiches, diapositives et vidéos, une journée de diffusion vidéo et environ 147 expositions virtuelles y ont été présentés. Même s’il a été impossible de réunir les participants en personne cette année, l’ASCO a organisé une conférence virtuelle qui a permis de partager une quantité incroyable d’informations utiles pour les patientes atteintes d’un cancer du sein. Voici quelques faits saillants.

Est-ce qu’une thérapie locorégionale améliore la survie globale des femmes atteintes d’un cancer du sein de stade IV ?

Les données de l’essai ECOG-ACRIN E2108 démontrent que l’utilisation d’une intervention chirurgicale et de la radiothérapie pour traiter le cancer du sein de stade IV n’améliore pas la survie globale des patientes comparativement à l’utilisation d’un traitement systémique employé seul. L’ajout d’opérations et de radiothérapie pour traiter le cancer du sein de stade IV ne parvient pas non plus à améliorer la survie sans progression après trois ans.

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L’utilisation de la capécitabine comme traitement d’entretien pourrait s’avérer bénéfique pour les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif à un stade précoce

Cette étude démontre que les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif opérable à un stade précoce qui ont reçu de la capécitabine en dosage métronomique (deux fois par jour pendant un an) comme traitement d’entretien après un traitement localisé standard présentaient une meilleure survie sans maladie après 5 ans que celles qui n’en ont pas pris (83 % comparativement à 73 %).

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Des pronostics plus sombres pour les Canadiennes noires souffrant d’un cancer du sein

Une représentation inégale dans les études pourrait être l’une des raisons pour lesquelles les femmes noires courent 40 % plus de risque de mourir du cancer du sein pour lequel elles ont reçu un diagnostic que les femmes blanches. Les chercheurs ont évalué les résultats cliniques de patientes noires et blanches atteintes d’un cancer du sein métastatique au Emory Winship Cancer Institute, un établissement qui tisse des liens avec la communauté noire. Les résultats de l’étude démontrent que, comparativement aux femmes blanches, les femmes noires ont de moins bons résultats thérapeutiques et un taux de survie plus faible.

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La chimiothérapie néoadjuvante profite aux patientes dont la maladie progresse davantage

Les chercheurs ont étudié les résultats thérapeutiques et les schémas de traitement de patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif de stade précoce. Cette étude a démontré que la chimiothérapie néoadjuvante profitait aux patientes dont le cancer du sein dépassait le stade II.

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Le tucatinib démontre une efficacité intracrânienne chez les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique HER2-positif

Alors que le tucatinib associé au trastuzumab et à la capécitabine favorise une meilleure survie chez les femmes atteintes d’un cancer du sein métastatique HER2-positif qui ont subi un grand nombre de traitements, cette nouvelle analyse examine les patientes de l’essai qui vivaient aussi avec des métastases cérébrales. Elle révèle que les patientes atteintes de métastases cérébrales qui recevaient du tucatinib bénéficiaient d’une survie sans progression moyenne de 9,9 mois comparativement à 4,2 mois pour le groupe qui n’en recevait pas. De plus, les femmes traitées au tucatinib présentaient une survie globale médiane de 18 mois comparativement à 12 mois pour les patientes de l’autre groupe.

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Commencer une endocrinothérapie adjuvante 12 à 24 mois après le diagnostic ou selon la norme actuelle donne des résultats semblables

Une étude de 391 594 femmes qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein invasif ER-positif, PR-positif et HER2-négatif de stade II et III n’a révélé aucun effet adverse sur la survie si l’endocrinothérapie adjuvante commence entre 12 et 24 mois après le diagnostic au lieu de commencer dans les 12 mois qui suivent le diagnostic. Ce résultat a été obtenu en tenant compte de l’âge, de la race ou du groupe ethnique, du type d’assurances, du type de résidence, du revenu et du niveau d’éducation dans le quartier, des comorbidités, du grade et du stade du cancer ainsi que du moment où elles ont subi d’autres traitements oncologiques ou une opération.

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L’immunothérapie qui recourt au pembrolizumab en association avec une chimiothérapie améliore la survie sans progression des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif de stade IV qui expriment le biomarqueur PD-L1

Les plus récents résultats de l’essai KEYNOTE-355 démontrent que les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif métastatique dont les tumeurs expriment le biomarqueur PD-L1 (avec un score positif combiné supérieur ou égal à 10) qui ont été traitées avec du pembrolizumab associé à diverses chimiothérapies présentaient une survie sans progression de 9,7 mois comparativement à 5,6 mois pour les patientes qui ne recevaient qu’une chimiothérapie administrée seule.

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L’IA peut détecter les tumeurs résiduelles chez les patientes, évitant ainsi le recours à une intervention chirurgicale

Les chercheurs se sont penchés sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour détecter les tumeurs mammaires résiduelles afin de déterminer quelles patientes peuvent se passer d’une intervention chirurgicale. L’étude de 570 femmes atteintes d’un cancer du sein de stade I à III a déterminé que l’IA peut déterminer de manière fiable quelles patientes sans maladie résiduelle pourraient éviter une chirurgie mammaire lors de futurs essais.

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Qu’est-ce qui attend les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique HR-positif/HER-2 négatif après l’utilisation d’un inhibiteur de la CDK 4/6 ?

Des données publiées récemment provenant de l’essai BYLieve démontrent que l’alpelisib associé au fulvestrant constitue une option envisageable pour les patientes qui présentent une mutation du gène PIK3CA et dont le cancer a progressé après un traitement avec un inhibiteur de la CDK4/6.

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Les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique peuvent s’adonner à la marche à un pas modéré pendant un traitement actif

Des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique qui en étaient à leur chimiothérapie de 3e ou de 4e intention ont utilisé l’application Fitbit pour effectuer le suivi de leurs activités de marche. Elles ont également répondu à des questionnaires au début de l’étude ainsi que 12 et 24 semaines plus tard. Quarante-neuf pour cent des participantes ont été en mesure de terminer le programme de marche de 24 semaines pendant leur traitement actif.

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Les patientes atteintes d’un cancer métastatique de novo s’en sortent mieux que les patientes dont le cancer métastatique constitue une récidive

Les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique de novo ont un pronostic plus favorable que les patientes atteintes d’un cancer du sein récidivant au stade métastatique. Un des facteurs qui expliquent cette conclusion est qu’il y avait plus de cas de cancer triple négatif et moins de cas de cancer HER2-positif parmi les patientes dont le cancer du sein métastatique constituait une récidive. Cependant, des recherches plus approfondies sont nécessaires puisque même en faisant abstraction de cette explication, les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique de novo s’en tiraient mieux.

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Photo par Arlington Research sur Unsplash