La Voix Des Canadiennes Atteintes D'un Cancer Du Sein

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Tag : metastatic breast cancer

Être parent en plein traumatisme

Mon aîné a 17 ans et quatre frères de 14, 10 et 6 ans (des jumeaux). Je n’affirme pas être une experte en parentalité, mais je possède suffisamment d’expérience maintenant pour connaître une chose ou deux sur le sujet.

En cette Journée mondiale contre le cancer, engagez-vous à passer à l’action

Le 4 février est reconnu comme la Journée mondiale contre le cancer, une initiative mondiale menée par l’Union internationale contre le cancer (UICC) et axée sur la sensibilisation, l’éducation et l’action. L’objectif de cette journée est de créer un monde où les décès en raison du cancer peuvent être évités et où tous ont accès à des soins adéquats et un traitement salutaire.

Les faits saillants du San Antonio Breast Cancer Symposium de 2020

Le San Antonio Breast Cancer Symposium est une conférence annuelle sur le cancer du sein qui réunit des chercheurs, des cliniciens, des patients et des fabricants de partout dans le monde pour discuter des plus récentes recherches sur le cancer du sein. Même si le symposium de 2020 s’est tenu en mode virtuel, il a permis le partage d’un nombre impressionnant de nouvelles recherches.

Le projet de régime d’assurance médicaments pancanadien verra-t-il finalement le jour ?

Bien que le Canada dispose d’un système universel de soins de santé, ce système ne rembourse pas les médicaments d’ordonnance ni les dépenses que doivent assumer de nombreux patients — y compris les patientes atteintes d’un cancer du sein — lorsqu’ils doivent faire appel au réseau de la santé. Tous les pays qui offrent un système universel de soins de santé disposent également d’un régime d’assurance universel pour les médicaments. Tous les pays, sauf le Canada. Cette situation se traduit par un accès inégal aux traitements en fonction d’une multitude de facteurs comme le lieu de résidence, le type d’assurance souscrit, l’âge, le revenu, etc. Pour régler ce problème, de nombreuses personnes ont suggéré de mettre en œuvre un programme national d’assurance médicaments financé par l’État. Nous avons déjà publié un billet intitulé Qu’est-ce que l’assurance médicaments et pourquoi les patientes atteintes d’un cancer du sein devraient-elles s’en soucier ? et un billet sur la position des partis fédéraux relativement à l’instauration d’un régime national d’assurance médicaments.  

Nos meilleurs billets de blogue de 2020 !

L’année 2020 a été riche en rebondissements, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce fut une année au cours de laquelle de nombreuses personnes ont dû modifier et adapter leur quotidien. Des rendez-vous ont été annulés, des opérations ont été reportées et les patients ont dû consulter leurs médecins et leur équipe de soins par le biais d’un écran. Les patientes atteintes d’un cancer du sein devaient ne pas attraper la COVID-19 tout en préservant la qualité de leurs soins le mieux possible. Il s’agissait d’un défi à la fois mental et physique.

Le RCCS en action en 2020 : une rétrospective

À l’aube de la nouvelle année, nous repensons à certains des nombreux projets et activités que nous, au RCCS, avons développés et mis à jour ou ceux auxquels nous avons participé. Ces efforts témoignent de notre engagement continu pour veiller à ce que notre travail reflète les voix et les points de vue des patientes atteintes d’un cancer du sein.

Pourquoi il est important de défendre vos propres droits

Le concept de « défense des droits et des intérêts » est résumé en un mot en anglais, advocacy, qui a la même racine étymologique que le terme français avocat. Nous y retrouvons donc l’idée de plaider une cause, c’est-à-dire de la défendre. Même si ces mots revêtent d’emblée une connotation juridique, ils peuvent être utilisés dans un contexte beaucoup plus large. En tant que personne ayant reçu un diagnostic de cancer du sein, défendre vos intérêts et vos droits signifie simplement faire partie de votre équipe de soins. Cela veut dire vous connaître et parler en votre nom pour veiller à ce que vos besoins en matière de soins oncologiques soient satisfaits. La défense des intérêts constitue un élément de la « médecine participative » où les « patients travaillent activement aux côtés de leurs médecins pour choisir le meilleur traitement contre le cancer ».

Cancer du sein métastatique : les plus récentes recherches et les essais cliniques

La recherche sur le cancer du sein, et plus particulièrement sur le cancer du sein métastatique (CSm), est cruciale pour nous aider à mieux comprendre cette maladie. Même si les connaissances générales sur le cancer du sein métastatique demeurent limitées, il existe des études qui s’attardent précisément à sa détection, son pronostic et son traitement. De la même façon, les essais cliniques sur le cancer du sein métastatique s’avèrent indispensables pour aider les chercheurs à améliorer les normes de soins actuelles. Vous trouverez ci-dessous une liste des plus récentes recherches et de certains essais cliniques sur le cancer du sein métastatique qui recrutent des participants en ce moment.

Parlons soins palliatifs. 6e partie : Planification des funérailles : Comment cette tâche redoutée peut en fait apporter un certain soulagement

Planifier des funérailles pourrait représenter une des tâches les plus douloureuses et difficiles que vous aurez à accomplir, en particulier s’il s’agit des vôtres. Y songer seulement peut s’avérer accablant, déchirant et causer de l’anxiété. Cela dit, bien des gens affirment que même s’ils redoutaient l’idée de devoir organiser leurs propres funérailles, finaliser ce processus leur a souvent procuré une très grande paix d’esprit et leur a enlevé un énorme poids sur les épaules. Puisque la période qui suit le décès d’un être cher s’avère extrêmement pénible pour les familles, la planification des funérailles peut les soulager d’une partie du stress. De même, elle peut vous donner la tranquillité d’esprit de savoir que vos souhaits seront respectés.

Affronter la « scanxiété »

La scanxiété n’est peut-être pas officiellement un vrai mot, mais les émotions qu’elle évoque sont bien réelles. Very Well Health la définit comme un terme utilisé pour « décrire l’anxiété ressentie par les personnes atteintes d’un cancer pendant l’attente liée à un examen d’imagerie ». Il est possible de ressentir une appréhension avant les tests d’imagerie, pendant leur déroulement et lors de l’attente des résultats, et ce peu importe si les tests ont été réalisés pour poser un diagnostic, faire le suivi d’un traitement, vérifier s’il y a une récidive ou dans le cadre d’un examen de santé de routine. L’appréhension et la peur ressenties peuvent aller de la claustrophobie dans l’appareil d’imagerie à l’anticipation du pire scénario possible. De nombreuses personnes ressentent une « scanxiété ». Il importe donc de connaître des techniques qui contribuent à éliminer l’anxiété.

Le mythe selon lequel le cancer ne fait aucune discrimination

Le cancer ne discrimine pas. Cette phrase est souvent répétée pour mettre en évidence la prévalence du cancer. L’idée sous-jacente est que peu importe que nous soyons jeunes ou âgées, pauvres ou riches, noires ou blanches, notre risque de recevoir un diagnostic de cancer s’avère le même. Malheureusement, à l’instar de nombreux autres aspects de notre société, le cancer exerce une discrimination. Nous répertorions ci-dessous dix résultats de recherches sur le cancer du sein en particulier qui illustrent le caractère inégalitaire d’un tel diagnostic. Ces études démontrent que le cancer du sein touche les groupes sociaux différemment. Même si une partie de ces disparités s’explique par la nature insidieuse du cancer lui-même, les autres découlent d’inégalités sociétales et systémiques mises en évidence lorsqu’il est question de la santé.

La guérison traditionnelle autochtone

La guérison traditionnelle autochtone est une pratique holistique qui cherche à régler les déséquilibres du corps, de l’esprit, des émotions et de l’âme. Ces déséquilibres seraient la cause de la maladie et résulteraient du fait d’avoir ignoré les lois sacrées et naturelles. Les pratiques de guérison traditionnelles sont distinctes et propres à la culture des personnes qui les adoptent. Au Canada, les Premières nations, les Inuits et les Métis considèrent la santé comme étant l’équilibre entre les dimensions physique, affective, mentale et spirituelle d’un individu. Ces quatre éléments peuvent être influencés par la personne elle-même, sa famille, sa communauté et son environnement. Par exemple, le lien avec la terre constitue un aspect important de la guérison chez les Inuits. Se retrouver dans la nature, loin de sa communauté, peut apaiser le corps et l’esprit en supprimant les influences extérieures et en favorisant le bien-être personnel.

La conférence de l’ASCO 2020 passe en mode virtuel

Comme la plupart des activités prévues cette année, la conférence 2020 de l’ASCO (l’American Society of Clinical Oncology) qui devait se tenir à Chicago du 29 au 31 mai s’est plutôt déroulée virtuellement. Il s’agit d’une importante conférence consacrée à la recherche qui réunit des cliniciens, des chercheurs et des défenseurs des droits des patients de partout dans le monde. Plus de 5000 résumés, affiches, diapositives et vidéos, une journée de diffusion vidéo et environ 147 expositions virtuelles y ont été présentés. Même s’il a été impossible de réunir les participants en personne cette année, l’ASCO a organisé une conférence virtuelle qui a permis de partager une quantité incroyable d’informations utiles pour les patientes atteintes d’un cancer du sein. Voici quelques faits saillants.

Les répercussions de la COVID-19 sur les patientes atteintes d’un cancer du sein. 1re partie : le report des traitements et des interventions chirurgicales

Les individus ayant reçu un diagnostic de cancer sont considérés comme présentant un risque élevé de tomber gravement malades s’ils contractent la COVID-19. Les données provenant de différentes études illustrent que le type de cancer et son stade, l’âge de la personne, son état de santé et d’autres facteurs font varier le degré de risque auquel fait face un patient. De plus, le type de traitement qu’une personne reçoit et la durée de son dernier traitement peuvent également se répercuter sur l’issue de la maladie. Parallèlement, quelques études ont démontré que les patientes atteintes de cancer du sein s’en tiraient mieux que les patients atteints d’autres formes de cancer.

Série sur les essais cliniques. 3e partie : Les essais cliniques qui ne concernent pas l’évaluation de médicaments

Dans la première partie de notre série sur les essais cliniques, nous expliquions que les essais cliniques permettent aux médecins et aux chercheurs de tester des procédures et des thérapies médicales ainsi que des traitements pour diverses maladies et problèmes de santé. Dans la deuxième partie, nous avons déboulonné sept mythes répandus à leur sujet. Dans les deux cas, nous nous penchions sur les essais cliniques tels que les gens se les imaginent d’emblée, c’est-à-dire les essais portant sur des médicaments. Or, ils peuvent se pencher sur autre chose que les médicaments ou les interventions chirurgicales. Selon Essais cliniques Ontario, ils peuvent également être menés pour « tester des appareils, des thérapies génétiques, des produits naturels, des psychothérapies, des interventions préventives et liées au mode de vie, ainsi que plein d’autres éléments liés à la santé. » 

Série sur le mode de vie et la nutrition des patientes atteintes de cancer du sein et des survivantes. 2e partie : Trois régimes qui nuisent au lieu d’aider pendant un cancer du sein

L’impression surgit si rapidement dans la foulée d’un diagnostic de cancer du sein que je crois que le médecin qui annonce que « c’est un cancer » devrait du même souffle dire : « Pour le restant de votre vie, préparez-vous à abandonner toute idée voulant que vous ayez déjà détenu un minimum de contrôle sur votre santé, pauvre femme. » Certaine que vous ne pourrez jamais retrouver votre équilibre, vous cherchez désespérément la moindre chose qui vous permettrait d’atteindre stabilité et harmonie. Pour de nombreuses femmes, la nourriture devient cette « première chose ». Les insoutenables et mauvaises habitudes alimentaires commencent toutes quelque part et malheureusement les régimes à la mode circulent constamment parmi les communautés du cancer du sein.

Est-il sécuritaire de recevoir des traitements contre le cancer durant la pandémie de COVID-19 ?

La pandémie de COVID-19 s’avère particulièrement inquiétante et difficile pour de nombreux patients atteints de cancer et leur famille. Comme vous l’avez sans doute déjà entendu, les patients atteints de cancer et les survivants pourraient présenter un risque plus élevé de souffrir de complications liées à la COVID-19. En effet, le cancer et ses traitements peuvent contribuer à affaiblir le système immunitaire. De nombreux patients se posent donc des questions sur la meilleure approche à préconiser pour leurs soins oncologiques. Ils se demandent entre autres s’il est sécuritaire de poursuivre leur traitement, s’ils seront dorénavant considérés comme non prioritaires par le système de santé et de quelle façon ils peuvent réduire leur risque de contracter le virus.

Être mère et avoir un cancer du sein

Les femmes assument une multitude de fonctions et recevoir un diagnostic de cancer du sein n’y change rien. Les mères demeurent mères, les filles ne cessent pas d’être les filles de leur mère ni les sœurs de leurs sœurs. Le cancer du sein oblige peut-être certaines femmes à suspendre temporairement des choses comme leur emploi ou leur carrière, mais les divers rôles et responsabilités qu’elles endossent dans toutes les facettes de la vie ne disparaissent pas. Parmi ces rôles, il y a celui d’être mère. À l’occasion de la fête des Mères, nous avons demandé à des patientes atteintes d’un cancer du sein de partager avec nous l’âge qu’avaient leurs enfants au moment de leur diagnostic. Nous voulions connaître les répercussions qu’a entraînées le cancer du sein dans leur vie de mère et vice versa. Voici quelques-unes de ces histoires.

Série sur les essais cliniques. 2e partie : Déboulonner les mythes les plus répandus concernant les essais cliniques

Dans la première partie de notre série de blogues sur les essais cliniques, nous expliquions en quoi consistent les essais cliniques, les raisons pour lesquelles vous devriez y participer et la façon d’obtenir plus d’informations à leur sujet. Cependant, des inquiétudes vous poussent peut-être à demeurer réticentes à vous y inscrire malgré vos meilleures connaissances. Ces préoccupations sont légitimes et de nombreuses autres patientes atteintes d’un cancer du sein les partagent. Cependant, certaines de ces inquiétudes s’avèrent fondées sur des inexactitudes. Dans cette deuxième partie de notre série de blogues sur les essais cliniques, nous déboulonnerons certains des mythes les plus répandus concernant les essais cliniques. Nous espérons vous offrir ainsi des renseignements factuels qui vous permettront de déterminer de façon plus éclairée si les essais cliniques vous conviennent ou non.

Série sur le mode de vie et la nutrition des patientes atteintes de cancer du sein et des survivantes. 1re partie : Pourquoi vous est-il impossible d’obtenir toujours les mêmes réponses à vos questions d’alimentation ?

Il y a deux ans, j’ai assisté avec un réel bonheur à mon premier symposium sur la nutrition en oncologie. Il s'agissait d'un événement biennal organisé par l’Oncology Dietetic Practice Group de l’Academy of Nutrition and Dietetics. La science de la nutrition dominait lors de ce symposium et l’« alimentation magique » basée sur des conjectures, des opinions personnelles, des philosophies et des remèdes miracles n’y avait pas sa place.