Donner la parole aux Canadiennes préoccupées par le cancer du sein

Éducation

blogue À nous la parole

Notre nouveau livre blanc : que disent les patientes et les médecins au sujet de l’utilisation des biosimilaires pour traiter le cancer du sein ?

L’an dernier, nous avons abondamment échangé sur les biosimilaires dans le cadre de ce blogue. Nous y expliquions en quoi ils consistent et pourquoi les connaître est important. (Consultez notre magazine numérique archivé sur les biosimilaires ici.) Des biosimilaires feront leur entrée dans le monde du traitement du cancer du sein plus tard cette année, mais des interrogations subsistent et des discussions ont toujours cours sur la façon dont ils affecteront les patientes actuelles et futures. Pour mieux comprendre les questions soulevées et les différents points de vue, nous avons décidé de rassembler ceux qui seront les plus touchés par ces changements : les patientes et les médecins.

Nous avons mené deux tables rondes virtuelles à l’échelle nationale : une qui réunissait des patientes atteintes d’un cancer du sein et une autre qui regroupait des oncologues médicaux. Au cours de ces séances, nous avons discuté d’enjeux clés, y compris de la meilleure façon de faire connaître l’information au sujet des biosimilaires aux personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein. Nous avons également abordé la question de la mise en œuvre et du déploiement des biosimilaires au Canada et échangé sur les économies de coûts.

De ces discussions a émané notre tout nouveau livre blanc intitulé « Cancer du sein et biosimilaires : Recommandations sur leur utilisation, leur mise en œuvre et les communications avec le patient ». Nous y avons résumé les principaux éléments à retenir soulevés par les deux groupes et fourni des recommandations basées sur ces points de vue.

Au bout du compte, les patientes veulent le développement de ressources qui peuvent mieux expliquer les biosimilaires et le contexte qui entoure leur prescription. Une plus grande compréhension peut réduire l’anxiété suscitée par la prescription d’un biosimilaire au lieu du médicament biologique de référence. De plus, les ressources éducatives pour les professionnels de la santé peuvent favoriser une meilleure communication entre les patientes et leurs médecins.

Des directives claires émanant du gouvernement au sujet des conventions d’appellation, du codage informatique et de la détermination des indications appropriées concernant le stade et le type de cancer assureront une meilleure préparation des professionnels de la santé à l’arrivée d’un plus grand nombre de biosimilaires contre le cancer du sein. À la lumière des commentaires reçus pendant les tables rondes, nous recommandons également que les provinces ne rendent pas obligatoire l’interchangeabilité entre les médicaments biologiques de référence et les biosimilaires. Si une patiente obtient de bons résultats alors qu’elle est traitée avec le médicament biologique de référence, la décision de poursuivre le même traitement ou de passer à un biosimilaire devrait être prise par le médecin et la patiente. Il en va de même pour une patiente qui entreprend un nouveau traitement : le choix d’opter pour un biosimilaire ou non revient à elle et à son médecin.

Finalement, Santé Canada devrait veiller à ce qu’une surveillance post-commercialisation soit exercée et que les données sur les résultats des traitements soient partagées.

Vous pouvez lire l’intégralité de ce que les patientes et les oncologues pensent de l’arrivée des biosimilaires pour traiter le cancer du sein et des démarches à entreprendre par la suite ici.