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Études sur le cancer du sein et la COVID-19

La recherche sur le cancer du sein est capitale, car elle permet d’obtenir des données relatives au dépistage, au pronostic, au traitement et à l’éradication de la maladie. Les études menées par les chercheurs permettent également de mieux comprendre les risques associés au cancer du sein ainsi que la façon dont celui-ci interagit avec d’autres maladies et d’autres aspects de la vie. 

Le monde entier est aux prises avec la pandémie de COVID-19 depuis 2020. Si le nouveau coronavirus responsable de cette maladie, le SARS‑CoV‑2, est une source de préoccupation pour tous, il l’est particulièrement pour les personnes souffrant de maladies, comme celles atteintes d’un cancer. Dans ce contexte, la plupart des études réalisées portent sur le cancer de manière générale. Toutefois, il existe quelques études ciblant le cancer du sein. Nous vous présentons donc ci-dessous 5 études sur le cancer du sein, le SARS‑CoV‑2 et la pandémie de COVID-19. 

  1. Caractéristiques et bilan d’une infection au SARS‑CoV‑2 chez 45 patientes atteintes d’un cancer du sein : étude rétrospective multicentrique, Hubei (Chine) 

Les résultats de cette étude proviennent de 45 patientes atteintes d’un cancer du sein et de la COVID-19 qui ont été admises dans des hôpitaux d’Hubei, en Chine, entre le 13 janvier 2020 et le 18 janvier 2020. Comme traitement contre la COVID-19, ces patientes ont fait de la physiothérapie, suivi un traitement médical ou ont été hospitalisées. Parmi celles qui ont été hospitalisées, 7 patientes ont connu des complications et 4 ont connu des complications graves. L’analyse des données a montré que les patientes qui avaient fait une chimiothérapie dans les 7 jours précédant le début des symptômes avaient été davantage touchées par la forme grave de la maladie et qu’elles avaient une plus faible quantité de leucocytes et de neutrophiles.   

Lire l’étude (en anglais) 

  1. Risque d’infection au SARS-CoV-2 chez les patientes atteintes d’un cancer du sein suivant une chimiothérapie ou un traitement biologique, ou faisant l’objet d’une surveillance active : devenir des patientes d’un établissement multidisciplinaire, New York (États-Unis) 

Cette étude a été réalisée à partir des données de 3 062 femmes atteintes d’un cancer du sein et traitées au Perlmutter Cancer Center, à New York, au plus fort de la pandémie de COVID-19. Il en est ressorti que les femmes qui avaient suivi une chimiothérapie ne présentaient pas plus de risque d’être infectées par le SARS-CoV-2 ni d’en mourir comparé aux femmes qui avaient suivi d’autres traitements n’affaiblissant pas le système immunitaire. Dans cette étude, 2,1 % des femmes considérées étaient atteintes de la COVID-19; 18 de ces femmes suivaient une chimiothérapie, tandis que les 43 autres prenaient un traitement antihormonal ou anti-HER2. 

Lire l’étude (en anglais)

  1. COVID-19 et cancers du sein : étude de cohorte à l’Institut Curie, Paris (France) 

Cette étude porte sur les caractéristiques et le devenir de patientes ayant un cancer du sein en cours de traitement à l’Institut Curie et présentant une infection au SARS-CoV-2. Les résultats de l’étude portent sur 76 patientes traitées pour un cancer du sein, dont 59 étaient également atteintes de la COVID-19. Sur ces 59 patientes, 28 ont été hospitalisées. Compte tenu des résultats obtenus, les chercheurs ont conclu que les personnes atteintes d’un cancer du sein n’étaient pas plus à risque que la population générale. 

Lire l’article (en anglais)

Lire le compte rendu (en français) 

  1. Caractéristiques et devenir de patientes atteintes d’un cancer du sein et d’une infection au SARS-CoV-2 d’un centre universitaire, New York (États-Unis) 

Cette étude porte sur les caractéristiques et le devenir de patientes atteintes d’un cancer du sein et de la COVID-19. Les données ont été recueillies auprès de 27 patientes atteintes d’un cancer du sein — stade précoce et stade avancé — du Columbia University Medical Center, à New York, entre le 10 mars 2020 et le 29 avril 2020. Parmi ces patientes, 7 ont dû être hospitalisées, 5 ont nécessité l’administration d’oxygène et aucune n’a été admise aux soins intensifs. 

Lire l’étude (en anglais) 

  1. Étude de cohorte prospective sur les risques posés par le traitement chirurgical du cancer du sein pendant la pandémie de COVID-19 dans l’Ouest-Écosse (Écosse) 

Dans cette étude, les chercheurs ont comparé des données provenant de 179 patientes atteintes de la COVID-19 et ayant subi une opération chirurgicale comme traitement contre le cancer du sein au cours des 8 premières semaines de la fermeture partielle des hôpitaux dans la région Ouest-Écosse à des données prépandémie provenant de 1 415 patientes pour la même région. Pendant la fermeture partielle des hôpitaux, la reconstruction mammaire immédiate après mastectomie n’étant pas offerte, davantage de mastectomies partielles avec oncoplastie ont été réalisées comparé à ce qui se faisait avant la pandémie. Compte tenu de cela, les chercheurs ont conclu que les opérations chirurgicales du cancer du sein pouvaient être réalisées en toute sécurité. Les résultats ont également montré que, chez certaines patientes, la mastectomie partielle avec oncoplastie peut être une alternative sûre à la mastectomie avec reconstruction mammaire immédiate. 

Lire l’étude (en anglais) 

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