La Voix Des Canadiennes Atteintes D'un Cancer Du Sein

Éducation

blogue À nous la parole


Tag : breast cancer diagnosis

Faire le bon choix

Récemment, après avoir souffert pendant huit heures de douleurs abdominales tellement intenses que j’étais pliée en deux, j’ai cédé aux pressions de ma sœur Liz qui jugeait qu’une visite à l’hôpital s’avérait nécessaire. J’ai rampé jusqu’au rez-de-chaussée, fait appel aux services d’Uber, caché mon nez et ma bouche sous un couvre-visage à motifs et je suis partie. Douze heures, trois doses de morphine et un test d’imagerie par résonnance magnétique (IRM) du bas de l’abdomen plus tard, l’urgentologue m’a annoncé qu’une lésion sur le côté droit de mon foie était responsable de la douleur. En se basant sur les scintigraphies de mes organes principaux réalisées avant ma chirurgie mammaire, la lésion était nouvelle et potentiellement attribuable à la tumeur originale ou au traitement reçu après mon opération. Une échographie a ensuite révélé que la lésion mesure cinq centimètres de long par cinq centimètres de large et cinq centimètres de profond. Un deuxième test d’IRM a été fixé.

Le dépistage a sauvé ma vie

J’avais cinq ans quand je tombai de la balançoire dans ma cour arrière. Mon côté droit encaissa le choc. Je ne sais pas comment je me retrouvai suspendue à la barre supérieure transversale, la tête en bas, sans supervision, mais je crois qu’on peut dire sans se tromper que j’imitais ma grande sœur et ses camarades de jeu. J’étais déjà très compétitive. Dès qu’une personne accomplissait quelque chose, je voulais prouver que moi aussi j’en étais capable. Mon entêtement se traduisit par un coude droit brisé, une écharpe et un plâtre. Tout l’été, je dus (sup)porter mon plâtre chaud et les démangeaisons qui l’accompagnaient, non sans me plaindre. Cet accident me laissa avec une double articulation au coude qui deviendra l’ennemie de mes entraîneurs de nage synchronisée. Du bord de la piscine, ils me criaient de garder mon bras droit bien droit, mais cette double articulation rendait la tâche ardue. Nous reviendrons plus tard à la nage synchronisée.

Faites la connaissance d’Adriana Ermter

Une fois par mois environ, nous partagerons avec vous le témoignage d’une blogueuse invitée, Adriana Ermter. Rédactrice en chef et auteure, Adriana a grandi à Calgary, en Alberta, et habite maintenant en Ontario, à Toronto plus précisément. Au cours des quinze dernières années, elle a occupé des postes de rédactrice en chef et de contributrice pour des journaux, des magazines et des publications en ligne. Elle a de surcroît été entraîneuse de nage synchronisée à temps partiel.

Donner des soins et en recevoir

Nous devons toutes, à un certain moment, assumer la responsabilité de proche aidante. Pour certaines d’entre nous, ce moment coïncide avec celui durant lequel nous avons également besoin de soins. Au moment où mon mari se remettait d’une opération cardiaque et attendait une greffe de rein pour laquelle j’étais donneuse, je reçus un diagnostic de cancer du sein. Mon intervention chirurgicale ne tarda pas et je pus éviter les épreuves et les traumatismes occasionnés par la radiothérapie et la chimiothérapie. J’en demeure à jamais très reconnaissante. Cependant, la détresse occasionnée par tout cela fut incommensurable.

À propos de « Be the Choice »

J’ai reçu un diagnostic de cancer du sein en février 2016. Ce n’est que longtemps après cette annonce que j’ai maîtrisé les termes liés au cancer du sein et que j’ai pu comprendre mon diagnostic et mes options de traitement. Longtemps après que le radiologiste m’a dit qu’il soupçonnait fortement un cancer à la lumière des résultats de ma mammographie. Longtemps après que le chirurgien qui a réalisé la biopsie de mon sein m’a clairement expliqué que j’avais une masse dans le sein gauche, au moins deux ganglions lymphatiques hypertrophiés tout en ajoutant que l’année à venir s’annonçait « très difficile » pour moi. Maintenant, je maîtrise ce langage : je souffrais d’un carcinome canalaire infiltrant (T2N1) de stade 2, localement avancé, hormonodépendant et HER2 négatif. Après cette période difficile (qui a en fait duré plus d’un an), mon cancer est en rémission.